15/07/2020

INTERVIEW DE SERGE POUJOL, CRÉATEUR & DIRECTEUR DE SEMELLES AU VENT, OPÉRATEUR DE SÉJOURS EN RANDONNÉES ET VÉLO ÉLECTRIQUE EN FRANCE ET À L'ÉTRANGER 


1) Quels sont pour vous les meilleurs atouts du Gard pour rebondir, dans votre domaine ?

Ils sont nombreux : un territoire, qui s’étend de la « côte camarguaise » à la « montagne cévenole » avec une grande variété de paysages naturels et patrimoniaux et des savoirs faire reconnus, permet une offre très identitaire auprès d’un large panel de clientèle. Pour exemple, à l’issu d’un séjour accompagné en VAE sur le tour de l’Aigoual incluant un passage sur le cirque de Navacelles, les clients ont été impressionnés par la diversité et la préservation des paysages rencontrés lors de ce circuit, et souhaitent revenir sur le territoire Gardois. Cela entraîne de fait, une bonne fidélisation de la clientèle.
En plus cette diversité est un atout séduction majeur pour un grand panel de touristes : tribus, familles, hédonistes et sportifs, à qui on peut offrir toute une gamme d’activités de pleine nature adaptées à leurs envies. Sur le volet hébergement, nous avons aussi sur l’ensemble du Gard, une offre d’une grande diversité avec de petites structures permettant des garanties sanitaires qui rassurent en cette période. 

2) Pensez-vous que pour le secteur touristique, il y aura un avant et un après COVID ?

Je le pense en effet. La tendance que l’on ressent déjà depuis le début de la saison, va vers une demande accrue pour des découvertes en petits groupes sur de courts séjours avec une recherche d’authenticité et d’expériences que le Gard a la capacité d’offrir.
La clientèle de proximité (grandes agglomérations comme Montpellier, Marseille Toulouse) se confirme sur nos séjours estivaux 2020 et risque fort de se pérenniser. La clientèle étrangère n’est pas pour tout de suite.
Les conséquences actuelles liées au covid doivent nous faire présager dans un avenir proche, aux conséquences plus structurelles liées au changement climatique : le covid est un événement éphémère, alors que le changement climatique s’inscrit dans la durée impliquant ainsi un changement pérenne de nos fonctionnements.(ex : des hivers sans neige sur l’Aigoual, nécessitant d’autres pratiques comme le pôle nature 4 saisons). Le covid a été un révélateur d’un dysfonctionnement de nos comportements : nous devons en profiter pour rebondir et se tourner vers un tourisme beaucoup plus « durable » et à échelle humaine.